La gare est remplie d'Indiens couchés par terre en train de dormir.

Certains enroulés dans une courverture, d'autres directement par terre avec comme oreiller leur sac..

L'heure tourne,  certains se lèvent pour prendre un train.

A 7 heure, la police déloge les quelques personnes encore endormies

Le train arrive avec 40 minutes de retard.

En arrivant sur le quai, de l'extérieur, nous voyons nos couchettes occupées. par des Indiens.

Nous montons et réveillons les "intrus", nous sommes dans le couloir avec nos sacs et génons le passage...

Ils ne sont pas décidés à laisser leurs places... mais nous non plus...

Jean-Luc commence à perdre patience, et moi à boullir !!!! 

Celui qui occupait la couchette du milieu se lève et rabat le dossier pour convertir la couchette en banquette...

Mais s'assoit à notre place coté fenêtre., il ne veut pas laisser cette place. Il nous propose de s'assoir côté couloir...

Et là je vois rouge, je commence à m'ennerver, et enfin il laisse la place..

"INCREDIBLE INDIA", Il faut qu'une femme s'énerve pour avoir gain de cause !!!!!!

Il aura fallu presque un quart d'heure pour avoir nos places libres.

 

Comme d'habitude les vendeurs à l'intérieur du train n'arrêtent pas de passer.

En Inde impossible de mourir de faim ou de soif dans les trains.

Les vendeurs de café cris en passant "cofé, cofé, cofé", puis le vendeur de thé, "ti, ti, ti", puis succède, le vendeur d'eau, de samoussas, de beignets, de petits sandwichs, il y a même le vendeurs de porte-clés et un autre qui vend des tee-shirt....

On n'a pas le temps de s'ennuyer.

 

Même les Indiens en face de nous sont un spectacle à eux seuls.

Vers midi, le plus agé (la quarantaine) sort un plastique avec un oignon et quelques piments emballés dans une feuille de papier journal.

On se dit, il va quand même pas manger son oignon et ses piments comme ça ?

Il sort une lame de cutter et s'emploie à peler et découper son oignon en petits morceaux et les piments qu'il met sur sur le papier journal

 

Le deuxième Indien sort deux sacs, un avec du riz soufflé et un autre avec du riz déjà cuis, il prend un grosse poignée de chaque qu'il met sur la feuille de journal avec l'oignon et le piment.

Le troisième n'a rien à donner alors il achète des petits beignets qu'il découpe en petits morceaux et les met sur les riz..

 

Le plus agé sort une boite en plastique avec une sauce apparement épicée., il arrose copieusement le riz avec ça et mélange le tout avec les mains

.Ils nous voient les observer mettre la sauce épicée et nous sourions en pensant que ça doit être TRES épicé, à ce moment il nous propose de manger avec eux, mais nous refusons gentiment !!!! Pas envie d'avoir la bouche en feu!!!!!

Il met dans la boite en plastique maintenant vide un peu du mélange qu'il donne au troisième Indien, (celui qui a acheté les beignets).

Les deux autres mangent directement sur la feuille de journal.

 

Le temps passe lentement, le train s'arrête souvent, il y a des travaux sur la ligne, il fait chaud, et quand il s'arrête il n'y a plus de ventilateur.

Nous commençons à trouver le temps long....

A un moment, dans le couloir, nous entendons frapper dans les mains, un bruit que nous reconnaissons., nous nous regardons et nous avons compris.

Ce n'est pas la première fois que nous assiston,s a cette scène dans les trains !

 

Une femme arrive et frappe encore dans les mains, méchament.

En fait ce n'est pas une femme mais un homme travesti, elle demande de l'argent.

Nous détournons la tête, elle frappe encore des mains,, invective les hommes du compartiment, ils en ont peur.

Elle giffle celui assis coté couloir, et lui redemande encore de l'argent., le plus agé lui donne un billet, elle regiffle toujours le même, mais personne ne bouge. 

Elle ne s'en prend qu'aux Indiens et laisse tranquille Jean-Luc, heureusement

 

!Elle (enfin il) attrape les cou.i........du jeune coté couloir, il ne donnera pas d'argent, elle s'en prend maintenant à 3 Indonnesiens de l'autres coté du couloir, deux lui donne de l'argent, elle frappe encore des mains et part au compartiment suivant..

C'est une "Hijras"

.Les Hijras bénissent ou maudissent (selon qu'on donne ou pas), et en Inde on prête à cette caste un "pouvoir magique" de ce côté là. nous avons pu voir comme la superstition est fortement ancrée dans la culture. 
Les hommes étaient "obligés" de donner, sinon ils étaient maudits, 'ils ne trouveraient pas de femme, ou seraient à leur tour transformé en hijra, ou n'auraient que des filles et pas de fils.

Les Indiens en ont peur, peut être à cause des mauvais sorts qu'e

 

lle pourrait jeter..

Pas un n'a bougé ou s'est rebéllé. INCREDIBLE INDIA

Nous arrivons à Margao vers 16h, nous prenons un taxi pré-paid pour Benaulim.

Nous avons juste une adresse de guest house.

 

Le taxi ne trouve pas l'adresse. Nous sommes en terrain connu, nous lui demandons de nous laisser en centre ville.

Nous nous arrêtons à un croisement, il descend nos bagages.

 

 

Un homme en velo nous demande ce que nous cherchons, nous lui disons le nom de la guest house que nous avions reperer. Il ne connait pas, il appele un homme  qui habite juste à coté.

L'homme vient vers nous et nous demande ce que nous voulons..

Nous cherchons un appartement, justement il en a. un

Il nous fait visiter, c'est un bel appartement qui fait environ 60 m² avec un salon , une chambre, une cuisine et une salle d'eau avec une grande terrasse pleins sud.

C'est un peu plus chèr que notre budjet , on negocie et tombons d'accord sur le prix